
Guillaume LOUSTAU
26 oct. 2026
Vigilance sanitaire – Détection du virus Shamonda-Europe en France
FLASH : 10 foyers détectés dans le Lot en élevage bovins.
Le virus Shamonda-Europe, un orthobunyavirus transmis par les moucherons Culicoïdes (comme la FCO et la MHE), a été détecté pour la première fois en France durant l'été 2026. Des cas ont été identifiés plusieurs départements de l'hexagone. La situation reste évolutive.
Les bovins sont les principaux hôtes du virus, mais les petits ruminants, notamment les ovins et les caprins, pourraient également être concernés. Chez les animaux infectés, les signes observés sont généralement peu marqués et transitoires : fièvre, diarrhée et baisse de production. En revanche, une infection survenant pendant la gestation pourrait entraîner des avortements ou des malformations congénitales, à l'image de la maladie de Schmallenberg.
Le virus n'est pas réglementé et ne fait l'objet d'aucune mesure officielle de surveillance ou de lutte. Il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement spécifique.
En cas de signes cliniques évocateurs, n'hésitez pas à vous rapprocher de votre vétérinaire sanitaire afin d'évaluer les hypothèses diagnostiques et les éventuelles analyses à réaliser. À ce titre, Public Labos propose désormais la recherche du virus de Shamonda-Europe. Cette analyse constitue un outil diagnostique complémentaire, notamment dans un contexte où quelques cas ont été rapportés dans certains départements voisins ou proches, sans qu'une situation particulière ne soit actuellement observée dans le Lot. Son intérêt est avant tout d'apporter une aide au diagnostic et au suivi sanitaire lorsqu'une suspicion clinique le justifie.
Risque sanitaire pour l'Homme
Les autorités sanitaires ont été informée en octobre 2026 de l’infection en France par le virus Shamonda d’un patient présentant une immunodépression sévère, pris en charge pour une pathologie grave.
Ce cas présente des points communs avec d’autres cas d’infections à Orthobunyavirus, comme le virus Oropouche, chez l’humain, pour lesquels des atteintes neurologiques ont été décrites, en particulier chez des patients présentant une immunodépression, mais il s’agit de la première détection documentée de virus Shamonda chez l’être humain au niveau international.
Aucune donnée scientifique disponible à ce jour ne documente une transmission du virus Shamonda par la consommation de viande, de lait ou de produits dérivés. Par ailleurs, les produits issus des animaux malades sont toujours exclus de la consommation.
Au regard des connaissances disponibles sur ce virus, aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié à ce jour.
À retenir : la protection contre les insectes vecteurs demeure aujourd'hui le principal moyen de limiter le risque d'infection dans les élevages bovins, ovins et caprins.
